📸: Stéphane Bourgeois
On a été servi côté nostalgie avec Kesha en ce jeudi soir sur les Plaines d’Abraham, dans le cadre du Festival d’été de Québec. Une soirée audacieuse (peut-être trop pour certains!), éclatante et surtout très dansante! Une chose est certaine, les fans eux sont repartis comblés!
Dès les premières notes, l’artiste américaine a donné le ton : ici, on oublie les soucis, on chante à tue-tête et on danse sans retenue. Avec une énergie contagieuse, une présence scénique assumée et un brin de folie qui la caractérise depuis ses débuts, Kesha a transformé les Plaines en une gigantesque piste de danse.
Enchaînant les succès comme TiK ToK, Your Love Is My Drug, We R Who We R, Take It Off, Die Young et Timber, elle a livré un spectacle où chaque chanson devenait un hymne repris en chœur par des milliers de festivaliers. Plus qu’un simple retour sur ses plus grands succès, Kesha a aussi démontré l’évolution de son univers artistique, alternant entre extravagance, moments plus sensibles et messages d’acceptation de soi. Visuellement, le spectacle était fidèle à son personnage : costumes flamboyants, jeux de lumières éclatés, danseurs dynamiques et une mise en scène colorée qui ne manquait jamais d’énergie. Sans miser sur une production gigantesque, tout était pensé pour mettre de l’avant son charisme et son plaisir évident d’être sur scène.
Ce qui frappe surtout, c’est à quel point Kesha semble aujourd’hui en paix avec son parcours. Là où son image était autrefois uniquement associée aux excès et aux refrains festifs, elle dégage maintenant une authenticité qui rejoint le public. Entre deux chansons, elle a multiplié les échanges avec la foule, rappelant l’importance de célébrer sa différence et de vivre pleinement le moment présent.
Avant elle, c’est Shaggy qui avait la lourde tâche de réchauffer les Plaines. Mission accomplie.
Le chanteur jamaïcain a immédiatement plongé le public dans une ambiance estivale avec son mélange de reggae, dancehall et pop. Dès Boombastic, les sourires se sont multipliés, avant que Angel, Oh Carolina et bien sûr It Wasn’t Me ne déclenchent une véritable vague de nostalgie.
Shaggy n’a peut-être plus la même fougue qu’à la fin des années 1990, mais son aisance sur scène demeure intacte. Accompagné d’un excellent groupe de musiciens et de choristes solides, il a su maintenir une énergie constante, alternant les classiques, les interactions avec le public et quelques improvisations qui ont gardé la foule engagée du début à la fin.
Cette soirée avait d’ailleurs un point commun entre ses deux têtes d’affiche : celui de rappeler à quel point certaines chansons traversent les générations. Que ce soit les refrains de Shaggy ou ceux de Kesha, les Plaines vibraient au rythme de succès que plusieurs connaissent encore par cœur.
Au final, cette soirée du FEQ n’était peut-être pas la plus spectaculaire du point de vue technique, mais elle aura certainement été l’une des plus festives de cette édition. Deux artistes, deux époques, deux univers complètement différents… mais un même objectif atteint : faire oublier le quotidien le temps de quelques heures.