C’est la blonde de mon père qui m’avait sauvé la vie il y a de ca trois ans en me prêtant son iPod pour écouter de la musique. Nous étions en voyage à Vacouver et nous avions beaucoup de route à faire. Je ne connaissais aucune des chansons, mais elle m’avait rassurée en me disant qu’il y avait un groupe montréalais particulièrement bon. Elle ne ment pas elle. Ce fut ma première rencontre avec The Franklin Electric.

 

Depuis le groupe The Franklin Electric fait parti de ma routine. Le son folk agrémenté de synthétiseurs, comportant des accents pop ainsqu’indie rock me parle. Les paroles sont tellement sincère. Je n’ai pas l’impression que c’est un message à la chanson pop que tout le monde s’identifient trop facilement. C’est profond. J’appréhendais le moment que j’allais pouvoir partager le feeling que leur musique me faisait avec eux en vrai de vrai. Qui y aurait cru ? Bien c’est arrivé hier à l’Impérial Bell. Je n’étais pas la seule je crois bien. La salle était bondée.

Je m’étais promis de ne pas regarder le look que le groupe avait.  Physiquement, je parle. Probablement parce que j’avais toujours écouter leur musique en me l’appropriant personnellement. Je consommais leur musique comme on consomme un livre. On s’imagine chaque phrase et lorsque l’adaptation cinématographique sort en salle, on dirait que l’histoire est nouvelle pratiquement. On peut donc, la savourer deux fois et ce, différamment.

En bref, pour ceux comme mon amie Lisa qui me jalouse avec raison, hier c’était un des meilleurs spectacles que j’ai eu la chance de voir. Il se classe au Fredo palmarès à côté du Pop Up FEQ de Half moon run à l’église sur Grande-Allée. Jon Matte, le chanteur de The Franklin Electric a le don de nous faire passer le courant. Le son qu’il nous lance est tellement sincère qu’il nous prend dans les tripes. Le mélange des styles musicaux indécis nous garde en haleine. Par moment on n’avait un solo de guitare, l’autre c’était avec une trompette, sans négliger le moment piano. Le tout était accompagné d’éclairage éclaté ! C’était vraisemblablement un moton de plusieurs forme d’expression artistique tellement incohérente qui au finale s’agençait parfaitement.

C’est ca parfaitement. C’était parfait.

 

Rare sont les groupes qui sont capables de livrer un spectacle comme celui-là. Parce que pour que la musique fasse réellement vibrer une crowd, d’après moi, il faut qu’un groupe sachent s’ouvrir intimement avec elle et ca, ce n’est pas facile d’être authentique à 100%. Alors, mon message à The Franklin Electric c’est votre peur de ne pas être original en parlant d’amour avec votre nouvelle album Blue Ceilings était infondé parce que votre intégrité vous permet de nous parler de banalité unique à vous autres. Ça, c’est réssentie ne vous inquiétez pas !

Une fille satisfaite et fière d’être québecoise plus que jamais,

#LocalsArtistsRock

 

F.

P.s Allez voir WoodLock, le groupe australien qui faisait leur première partie.