par Gabrielle Cantin
C’est avec une soirée enflammée et débordante d’énergie que le Festivent de Lévis signe sa première soirée de son édition 2025! La soirée pop-électro, qui mettait notamment en vedette la chanteuse Rêve et le DJ et tiktokeur québécois Mike Demero, s’est conclue avec une prestation explosive de Robin Schulz.
Entre ses succès incontournables comme «Sugar» et son sens inné du rythme, Robin Schulz a tout simplement mis le feu au Festivent. Sa musique, qui allie avec brio pop et électronique, a créé une ambiance explosive, faisant de cette soirée un succès retentissant pour le DJ allemand, qui a assurément gagné le cœur des festivaliers.
Notre équipe a eu la chance de s’entretenir avec Robin Schulz avant sa prestation au Festivent de Lévis. Voici ce qu’il avait à nous dire :
Comment vous sentez-vous d’être de retour au Québec? Qu’est-ce que vous appréciez le plus chez les gens d’ici, de l’ambiance ?
C’est incroyable d’être de retour ! Il y a une énergie si chaleureuse et accueillante ici, et la passion pour la musique est à un tout autre niveau. La foule vit vraiment le moment présent, ce qui rend les performances ici si spéciales. J’adore le mélange de culture, d’énergie et d’ouverture.
En tant qu’artiste se produisant pour la première fois dans la région à l’occasion du Festivent, qu’avez-vous le plus hâte de découvrir, que ce soit sur le plan culturel, musical ou même gastronomique ?
Le Festivent est un événement tellement unique. Ce mélange de musique et de montgolfières est fou, dans le bon sens du terme. J’ai hâte de m’imprégner de toute l’ambiance : la culture, la nourriture, les gens et, bien sûr, l’énergie de la foule. Le Québec a toujours quelque chose de spécial à offrir.
Vos titres comme «Prayer in C», «Waves» et «Sugar» ont chacun dépassé le milliard d’écoutes, et vous détenez plus de titres ayant atteint le milliard d’écoutes sur Spotify que n’importe quel autre artiste allemand. Quel a été le tournant décisif dans votre carrière d’artiste ?
«Prayer in C» a définitivement changé la donne. C’est parti de manière assez organique, puis ça a explosé dans le monde entier. Ce moment m’a ouvert tellement de portes : il a fait connaître mon nom et m’a montré le véritable pouvoir de la connexion à travers la musique. Depuis, c’est un voyage incroyable.
Qu’est-ce que ça fait de se produire dans un festival qui combine musique, famille et montgolfières ? (haha)
Honnêtement, c’est génial ! J’adore l’idée de combiner la musique avec une ambiance familiale, et d’y ajouter des montgolfières, c’est d’un tout autre niveau. Cela apporte quelque chose de vraiment unique à l’expérience, et j’y suis complètement favorable.
Comment prévoyez-vous de créer l’ambiance de la soirée ?
L’objectif est d’amener les gens dans un voyage. Je commence généralement par quelque chose de profond et d’émotionnel, puis je fais monter l’énergie lentement jusqu’à ce que la foule soit complètement dedans. Je laisse toujours de la place pour capter l’ambiance et y réagir. Il n’y a pas deux soirées pareilles.
Est-ce que vous jouez principalement vos propres chansons, ou est-ce que vous incorporez des morceaux d’autres artistes ? Et comment faites-vous pour évaluer une foule en direct afin de décider de votre programme ?
Je mets toujours une bonne partie de mes propres titres, c’est ce à quoi les gens se connectent, mais j’adore aussi intégrer des versions, des remixes et des morceaux d’autres artistes qui m’inspirent. Évaluer la foule est primordial : je regarde leurs réactions, je ressens leur énergie et je m’ajuste en temps réel pour maintenir le flux vivant.
Parlons de la production… Vous avez dit que vous commenciez votre musique avec une simple mélodie ou un échantillon vocal, que vous superposiez ensuite pour maintenir un équilibre entre le «groove» et la mélodie. Pouvez-vous nous décrire votre processus, de l’idée initiale à la piste finale ?
Absolument. Ça part souvent d’une étincelle : un vocal, un «hook» ou juste une progression d’accords qui me donne des frissons. À partir de là, je construis autour de cette idée de base, en superposant des percussions, des synthés, des textures, en gardant toujours le «groove» à l’esprit. L’objectif est d’équilibrer l’émotion et le rythme. Ensuite, vient le mixage, le polissage et parfois beaucoup d’ajustements jusqu’à ce que tout soit parfait.
Au fil des ans… Comment décririez-vous votre identité musicale et qu’est-ce qui motive votre processus de création à ce stade de votre carrière ?
Je dirais que mon son est une fusion d’émotion et d’énergie, un mélange de sensibilité pop avec des racines électroniques plus profondes. Ce qui me motive maintenant, c’est l’évolution constante. Je suis toujours à la recherche de nouveaux sons, de nouveaux collaborateurs et de moyens de me surprendre et de surprendre mes auditeurs.
Dans quelle mesure est-il important de rester fidèle à vos racines électroniques, même si vous touchez un public pop-house mondial ?
C’est très important pour moi. Mes racines dans la «house» et la musique électronique sont ce qui m’a façonné en tant qu’artiste. Même quand j’explore des sons plus grand public, j’essaie toujours de maintenir cette base vivante, que ce soit à travers des choix de production ou la profondeur émotionnelle de la musique.
Pour la soirée de mercredi, à quoi pouvons-nous nous attendre ?
Attendez-vous à un set très énergique avec quelques moments d’émotion, quelques surprises et, bien sûr, plusieurs de mes plus grands succès. Je suis là pour créer une soirée spéciale avec la foule, quelque chose dont on se souviendra tous.
Quel titre vous met le plus en mode festival ?
C’est une question difficile ! Mais si je devais en choisir un, «Sugar» y arrive encore à chaque fois. Il a le bon équilibre entre nostalgie et énergie, et la réaction de la foule est toujours incroyable. Il donne instantanément le ton pour une excellente soirée.
La première prestation de Robin Schulz au Festivent de Lévis restera gravée dans les mémoires comme un moment fort. Le DJ allemand a su transformer la soirée en une véritable fête, scellant une connexion spéciale avec un public québécois conquis. Une première soirée parfaite pour ce festival qui mêle si bien musique, famille et émotions.
Nous tenons à remercier Robin Schulz de nous avoir accordé cette entrevue!