📾 Sam Billington

Quatre ans aprĂšs un rendez-vous ratĂ© en raison de la mĂ©tĂ©o, Luis Fonsi a finalement pris sa revanche sur les Plaines d’Abraham. Attendu depuis l’annulation de son spectacle en 2022, le Portoricain a offert samedi soir une cĂ©lĂ©bration de la musique latine oĂč le plaisir, les rythmes ensoleillĂ©s et la nostalgie Ă©taient au cƓur de la soirĂ©e.

DĂšs les premiĂšres notes de CorazĂłn en la maleta, le ton Ă©tait donnĂ© : impossible de rester immobile. EntourĂ© d’un groupe de musiciens solides et de danseurs impeccablement synchronisĂ©s, Luis Fonsi a misĂ© sur une production imagĂ©e plutĂŽt que sur les artifices. Son charisme naturel a suffi Ă  crĂ©er une connexion avec une foule venue autant pour danser que pour chanter. Bien sĂ»r, plusieurs attendaient Despacito. Mais rĂ©duire Luis Fonsi Ă  ce succĂšs planĂ©taire serait facile. L’artiste a rappelĂ© qu’il possĂšde un rĂ©pertoire bien plus vaste, alternant habilement les morceaux festifs comme Calypso, Date la vuelta et Échame la culpa avec des ballades qui mettent en valeur une voix toujours aussi juste.

AprĂšs plus d’une heure de prestation, Fonsi semblait aussi enthousiaste qu’à son arrivĂ©e sur scĂšne. Les interactions avec le public, tantĂŽt en espagnol, tantĂŽt en anglais, ont contribuĂ© Ă  crĂ©er une ambiance chaleureuse et rassembleuse. Peu importait la langue : la musique faisait le travail. Le rappel Ă©tait prĂ©visible, mais terriblement efficace. Échame la culpa a prĂ©parĂ© le terrain avant l’inĂ©vitable Despacito, transformant les Plaines en une immense fĂȘte Ă  ciel ouvert. Des milliers de festivaliers ont chantĂ© chaque parole d’un morceau qui, prĂšs de dix ans aprĂšs sa sortie, conserve un pouvoir fĂ©dĂ©rateur impressionnant.

Si certains auraient peut-ĂȘtre souhaitĂ© davantage de surprises dans la mise en scĂšne ou quelques rĂ©arrangements musicaux, il est difficile de reprocher Ă  Luis Fonsi d’avoir livrĂ© exactement ce que le public Ă©tait venu chercher : une soirĂ©e lĂ©gĂšre, festive et remplie de bonne humeur.