Nicky Sushi

Évidemment qu’il y aurait un restaurant de sushi dans ce lot. Les sushis sont devenus populaires il y a quelques années déjà et on a vue avec cette tendance, toutes sortes de nouveaux poissons et crustacés faire leurs apparitions sur les cartes des menus. Le Nicky Sushi apporte à merveille ces nouveautés. Bien que ce soit une chaine de restaurant, la propriétaire et son conjoint se sont assurés que le menu soit partagé à tous les établissements. Ainsi, on peut y retrouver la même qualité de produits, peu importe l’emplacement.

Ici, c’est tout un monde qu’on vous fera découvrir. Pour ceux qui n’auraient pas encore essayé les sushis, sachez qu’un menu dégustation pour débutant vous est offert. Ce menu inclut des sushis majoritairement constitués de légumes, de fromage à la crème, de saumon, de crevettes et de goberge. Rien pour faire peur aux non-initiés.

Pour les habitués, ou pour les non frileux, il y a le menu gastronomique incluant anguille, butterfish, marlin et d’autres espèces plus insolites les unes que les autres.

Vous aurez compris que pour l’article, j’ai opté pour le menu gastronomique.

Le tartare de marlin bleu fut un pur délice! Le plat que j’ai préféré lors de ce mois de dégustation. Lorsqu’on parle de fraîcheur, on en a la définition même avec ce plat. Constitué, évidemment, de cube de marlin bleu cru, d’avocats frais, d’une sauce teriyaki sucrée à la perfection et accompagné de won ton frits.

Vous savez, le sentiment que l’on a en croquant dans une pomme verte mure? C’est exactement ce que l’on ressent avec ce tartare. Le marlin est frais, quasi juteux, et n’a rien d’un poisson gras ou ferreux comme pourrait l’être le thon. L’avocat vient enrober le tout de façon sublime.

Accompagné d’une bonne bière froide, une Blanche de Chambly, vous aurez la meilleure soirée d’été. La Blanche ajoutera à la fraicheur du marlin. Avec une faible acidité, cette bière accompagnera de façon parfaite votre repas.

Pour ceux qui auraient déjà osé l’anguille dans un sushi, je vous conseille maintenant d’en manger en nigiri (petite boule de riz avec une fine tranche de poisson sur le dessus) ou en sashimi (fine tranche de poisson). Vous découvrirez un tout autre monde.

Ce poisson, parce qu’il s’agit bien d’un poisson, est assez fort en gout, mais pas de façon péjorative. Une bière peut être forte en bouche, mais elle peut être bonne aussi. C’est un peu la même chose avec l’anguille. Il faut savoir apprécier les poissons plus gouteux. Cette espèce, les anguillidés, vivent majoritairement dans la boue, au fond des cours d’eau. On y retrouve donc ce petit gout en bouche. Rien de rebutant toutefois. C’est terreux, mais délicat. Chez Nicky sushi, on sait que ce gout peut prédominer, alors on a décidé de l’accompagner de chocolat noir et de fraise. Quelle astuce merveilleuse! Le gout du chocolat vient accompagner l’aspect terreux de l’anguille, mais sans lui voler la vedette. La fraise, elle, emporte un aspect de fraicheur et de sucré pour alléger le tout.

Accord

On vous proposera un Finca. C’est un Shiraz d’Argentine assemblé avec du Malbec. Ce vin donnera un « punch » supplémentaire au chocolat noir et à l’anguille. Pour ceux qui ont l’estomac plus fragile avec les vins rouges puissants, je vous conseille, toutefois, d’y aller avec de l’eau.

Le dernier plat que j’ai gouté est le butterfish. Ce poisson blanc à chair grasse est succulent. Dégusté en nigiri, le chef étale une fine couche d’avocat sous le poisson afin de le mettre en vedette. On torche légèrement le tout afin de donner un petit gout de barbecue. Une combinaison gagnante qu’on accompagnera avec un 1535. Un vin blanc qui nous provient de l’Île d’Orléans. Un vignoble qui surplombe le Saint-Laurent et que vous vous devez de visiter, soit dit en passant. Si vous êtes plus du style bière la À tout le Monde sera le meilleur accompagnement pour ce poisson.

Je vous conseille, pour finir votre repas, une crème glacée au wasabi. Eh oui! On a osé aller avec cette combinaison de crème glacée parsemée de copeaux de chocolat et de wasabi. Lorsque j’ai pris la première bouchée, je m’attendais à un « kick » dû à la force habituelle de cette petite pâte verte, mais il n’en était rien. Un léger arrière-gout peut-être, mais encore. Le croquant du chocolat marié à l’onctuosité de la crème a fait de ce dessert, la finale parfaite pour un repas de roi.

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